PRÉ SPIRITUEL
Votre Royaume est un royaume éternel,
et votre empire durera autant que tous les âges.
(Ps 144, 13)
Les jours précédant la Pâque ne manquent pas de beauté. Pâque est un jour de triomphe, mais les jours qui y conduisent sont remplis de signification et de profonds sentiments.
Les jours avant Pâque contiennent lʼentrée triomphante du Christ à Jérusalem.
Ces jours contiennent la dernière Cène quand le Christ, sachant que sa vie terrestre approchait à sa fin, rompit le pain avec ceux quʼIl aimait. Il y a le Jeudi Saint quand le Christ pria dans le jardin dʼêtre libéré de la coupe quʼIl devait boire et fut embrassé et trahi par un ami.
Il y a le Vendredi Saint qui couronna le sacrifice suprême par des épines.
Il y a le samedi entre le Vendredi Saint et Pâques, une période de peine, de patience et de prière.
Et alors il y eut les lis en fleur et les oiseaux chantant la Résurrection !
Les jours avant Pâque nous apprennent que les applaudissements doivent être acceptés avec humilité, car ils peuvent rapidement sʼévanouir dans le crépuscule de lʼoubli. Ils nous apprennent que nous devons être humbles dans nos moments de triomphe et que nous devons compter non sur la fanfare de la foule, mais sur les louanges silencieuses du plus Grand Juge. Ils nous apprennent la tolérance, non la tolérance dʼun Pilate qui se lava les mains et sʼen désintéressa, mais la tolérance chrétienne qui offre la sympathie et lʼaide, et qui refuse de participer au mal. Ils nous apprennent que la volonté de Dieu nʼest pas toujours conforme à notre volonté, mais que nous devons lʼaccepter, comme le Christ, Lui-même, lʼa fait. Ils nous apprennent que la vie et lʼamour peuvent survivre au mépris et même à la crucifixion.
Quelque fois, nous savons quʼil y aura des barrières devant nous et que la douleur fera partie de lʼavenir. Le Christ savait, trop bien ! que la torture était son héritage et que, pendant la Semaine Sainte, Il Sʼapprochait rapidement dʼun moment de grandes souffrances. Cependant, cette connaissance ne Le rendit pas triste à la Fête. Il mangea, dans la sérénité et la paix, avec ses apôtres, gardant toute sa confiance en son Père. Cʼest dans la perspective de ces atroces souffrances quʼIl Se donna à nous, Corps et Sang, en vue de notre propre résurrection.
Saint Mael
Sainte-Présence n°166 – Avril 2004
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ENTRÉE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
À JÉRUSALEM
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DIMANCHE 29 MARS
LITURGIE EUCHARISTIQUE À 10H
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HOMÉLIE DU PÈRE NATHANAËL
Quelle est notre relation avec Dieu ?
