EGLISE ORTHODOXE CELTIQUE

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Message pastoral

SEMAINE POUR L'UNITÉ DES CHRÉTIENS

Bien chers frères et sœurs dans le Christ Jésus,

En ce début d’année et particulièrement en cette semaine de prières pour l’unité des Églises, nous publions une lettre pastorale de Mgr Mael écrite en janvier 2001 qu’il avait adressé à son clergé. Elle redit combien la restauration de notre Église est voulu de Dieu et qu’elle possède un héritage spirituel que nous ne cessons de redécouvrir et de rétablir. Mgr Mael sera canonisé le dimanche 6 octobre 2024, jour de la solennité de saint François d’Assise.

Mgr Marc

Chers fils et frères dans le Christ notre Seigneur,

En ce début de la Nouvelle Année, il serait bon de se remettre en mémoire ce à quoi nous avons été appelés par le Seigneur, malgré notre très grande indignité et nos très faibles qualités, à Le servir. Il y a un sens profond à tous les appels de Dieu et, dans sa grande sagesse, Il sait à qui s’adresser, non pas que ce soit aux meilleurs mais à ceux, sans doute, qui sont susceptibles d’entendre son appel. Alors, Il pourra les combler des grâces nécessaires pour ce qu’Il leur demande et qui compenseront leurs propres faiblesses et incompétences.

Il y a déjà 47 ans, saint Tugdual se retirait dans l’ermitage qu’il nomma « Sainte-Présence », en raison de la révélation qui lui fut faite en ce lieu béni, et voulu par Dieu, pour son fidèle serviteur. Nous n’avons peut-être pas encore perçu l’immensité de l’œuvre de cet homme qui redonna à l’Église Celtique les fondations spirituelles qui lui faisaient défaut. En 1866, l’évêque Jules Ferrette fut l’homme providentiel qui devait redonner à l’Église une filiation apostolique perdue depuis des siècles, mais il restait à retrouver l’esprit et la spiritualité qui sont l’ethos propre de la grande et vénérable Église Celtique. Sans nier la fidélité et la sainteté de ceux qui travaillèrent à cette vigne du Seigneur, il fallut attendre encore 90 ans, c’est-à-dire janvier 1955, avec saint Tugdual, avant que se révèlent les fondations qui devaient permettre de construire comme nous le faisons aujourd’hui. Notre saint père vécu là dans l’ascèse, la pauvreté et la prière continuelle.

Lorsque que le Seigneur nous appela à son saint service pour succéder à notre saint, nous n’imaginions pas le travail qui nous serait demandé. C’était en 1977, soit 110 ans après l’acte apostolique de Mgr Ferrette et 22 ans après l’arrivée de saint Tugdual. Que de grâces reçues pourtant en ces années où il nous fut accordé de voir notre Église bien-aimée se développer et affirmer son héritage et sa présence. Il fallut là aussi du temps avant que nous comprenions ce que contenait les 20 cahiers où il consigna ses méditations qu’il léguait à la postérité. Il ne fait aucun doute que tout ceci entrait dans le plan de Dieu et que sa Providence veillait avec soin. Les adversités et les épreuves n’ont pas manqué non plus mais, si Dieu les permet, c’est pour éprouver et purifier notre foi, ouvrir nos yeux lorsque nous quittons la voie qui nous est assignée et révéler combien sa main est miséricordieuse.

En ces temps de la Nativité, rappelons que nous sommes comme la Sainte Famille qui n’avait pas de place dans l’hôtellerie. Si notre Église n’a pas de place dans la « grande hôtellerie » des Églises « canoniques », c’est parce que Dieu a posé un signe sur elle afin qu’elle soit une parole prophétique dans le monde. Nous savons que notre Église n’a pas besoin de la reconnaissance des hommes pour être pleinement l’Église en sa plénitude. Nous aspirons, légitimement, à retrouver la communion avec toutes les Églises car l’Église est Une et indivise mais pas au prix d’une renonciation à ce qui fait l’essentiel de notre ethos et de notre tradition. C’est pour cela que, fidèles à l’enseignement de saint Tugdual, nous n’avons jamais rien sacrifié de notre héritage glorieux aux « relativismes » des lois « canoniques » qui sont étrangères à notre esprit.

Nous ne sommes pas une « petite Église » mais l’Église Celtique, orthodoxe et apostolique. La taille n’est pas un critère en ce domaine. Saint Tugdual l’avait compris et sa parole de feu résonne toujours, avec la même force, aujourd’hui dans notre cœur, lorsqu’il appelait les Bretons et les Celtes à retrouver l’esprit d’Absolu de Dieu de l’antique et sainte Église Celtique. Il pensait qu’ils étaient d’abord appelés à cette mission. Il aurait été heureux de voir renaître le rit qu’un saint Colomban, qu’il aimait particulièrement, célébrait en son temps. La sainte Providence veille sur nous. N’en doutez jamais ! Nous sommes à l’égal de toutes les Églises historiques. Devant les discours qui visent à mépriser ou relativiser notre famille spirituelle n’hésitons pas à accueillir tout cela avec action de grâce comme le conseille l’apôtre : Heureux, d’ailleurs, quand vous souffrez pour la justice ! N’ayez aucune crainte et ne soyez pas troublés. Au contraire, sanctifiez, dans vos cœurs, le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d’une bonne conscience…(1P 3, 14- 16a)

Nous n’avons rien à envier à quelque Église que ce soit, car notre richesse est immense et nous commençons à peine à la découvrir. Les jours à venir sont porteurs de belles promesses et rien ne nous fera dévier de la route que l’Esprit Saint ouvre pour nous. Voilà 29 ans que nous avons accepté le joug du Seigneur dont 7 ans en tant que primat. Nous ne cessons de rendre grâce, jour après jour, pour le ministère que nous servons au milieu de vous et de tous les frères et sœurs de l’Église. Soyons unis dans l’action de grâce, conscients de cette immense grâce que nous avons reçue de servir le Seigneur Dieu dans l’humble Église Celtique.

Que cette Nouvelle Année vous soit douce. Quelle soit un lien de plus en plus puissant entre nous tous afin que nous puissions servir encore plus efficacement le Seigneur-Dieu qui nous a appelés dans l’immense champ de son apostolat, où il y a tant à faire, d’abord en ce qui concerne notre propre conversion – si difficile ! – et où la moisson est si grande et les ouvriers si peu nombreux. Comme pour les apôtres, Il nous a choisi, nous, les plus pauvres et les plus humbles, munis des seuls moyens que sa grâce peut nous donner. C’est dans cette humilité consciente que nous devons Le servir en L’aimant au-dessus de tout et en aimant sans réserve, chaque âme qui nous a été confiée.

Avec toute ma fraternelle affection et ma bénédiction, en Christ, notre Dieu et Sauveur.

Le Seigneur a fait, pour nous, de grandes choses et son Nom est Saint !

Mgr Mael († 2014)

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Fêtes liturgiques

dimanche 3 mars à 10h00 - 11h30
dimanche 10 mars à 10h00 - 11h30
dimanche 17 mars à 10h00 - 11h30
dimanche 24 mars à 10h00 - 12h00
mercredi 27 mars à 20h30 - 21h30

Horaires des Offices durant le Grand Carême de Pâques

    • Liturgie Eucharistique à 8h
      le mercredi et le vendredi au monastère Sainte-Clotilde
    • Office du Grand Canon de saint André de Crète à 20 h,
      les jeudis 15 févier, 22 février, 29 février et 7 mars.
    • Le jeudi 14 mars à 17h30,
      lecture de la vie de sainte Marie l’égyptienne suivie du Grand Canon de saint André de Crète (en entier).

    • Office de Vêpres à 17h30
      le mercredi, vendredi et dimanche en la Cathédrale Notre-Dame-du Signe
    • Office de Vigiles à 17h30
      le samedi, en la Cathédrale Notre-Dame-du Signe

    • Liturgie Eucharistique à 10h,
      le dimanche, en la Cathédrale Notre-Dame-du Signe